"L’avenir de la planète de nos enfants, qu'en sera-t-il ?

Malheureusement, nous ne possédons pas de réponse... Nous sommes face à l’inconnu, et cet inconnu fait peur. Ce qui m'inquiète, c'est que l'homme est capable du pire dans ce genre de situation. Les médias de masse nous font peur, la réaction de nos "dirigeants" nous fait peur, l'avenir professionnel, l'économie, etc. Tout est mis en place pour que cette crainte nous rende bien obéissants.

Pour moi le jour d'après devrait être écrit dans un climat de bienveillance et de clarté... Malheureusement, j'ai bien peur que la chute économique nous force à courber l'échine de nouveau et à retourner dans cette course folle qui nous empêchera d'avoir un temps de réflexion sur nos vies et nos choix.

Allons-nous nous replonger aveuglément dans ce "Goulag" professionnel ? Ou avons-nous pu profiter de cette quarantaine pour reprendre nos forces intérieures ? Notre volonté de changement sera-t-elle plus forte ?

Notre avenir et celui de nos enfants en dépendent. Que voulons-nous leur enseigner ?

Je pense que nous sommes le détonateur du changement. À nous de voir si nous appuyons ou pas dessus car ce sera à nous de faire le premier pas. Arrêtons d'attendre qu'un quelconque gouvernement bouge s’il ne se sent pas menacé.

Viva la révolution !"

///

"Une intelligence fine allant de pair avec de la bienveillance, c'est ce que nous étions en droit d'attendre de ce gouvernement qui s'est avéré avoir un coeur tout bleu et froid.

À nous de nous rassembler et de résister les bras grands ouverts, de faire preuve d'ingéniosité afin de mordre ces dirigeants aux chevilles et de les faire tomber."

///

"Au final, que va t-on retenir de tout ça ? Que la famille et les proches sont ce qu'il y a de plus précieux dans nos vies ? Que l'humain, qui voudrait tout contrôler, doit se rappeler à quel point il ne maîtrise pas tout ? Le politique est humain et semble bien patauger face à une situation inédite...

Nous savons que beaucoup de choses doivent changer pour ne pas que notre "civilisation" s'effondre, et ma plus grande peur est que tout redevienne comme avant le Covid19."

///

"Craignez nos bouches cousues par des doigts solidaires

Entendez nos regards qui hurlent leur colère

Car derrière nos lèvres masquées qui s’agitent, nos voix étouffées, nos mots qui suffoquent

Rugissent nos corps insoumis 

Et de leurs mouvements entravés naît

Révoltée et puissante 

Une intarissable danse" 

///

"21/05/20 : la semaine a été intense en retrouvailles et en montagnes russes d’émotions dues à la fatigue. Parmi celles-ci, de la colère. Beaucoup de colère. Vivement le week-end, les vacances, les jours meilleurs. Mais existent-ils ? Parfois je me dis que ce monde est trop inadéquat. Pas à la hauteur. Aujourd’hui ça m’a frappé comme une évidence bien amère."

///

"Le masque... 

Les masques... J'ai l'habitude d'en mettre depuis 30 ans... Je suis infirmière en soins intensifs depuis 1990... Et en salle de réveil depuis plus d'un an... Le masque fait partie de mon travail depuis 30 ans... Seulement je ne pensais pas qu'un jour... Il ferait partie de ma vie... Qu'il m'accompagnerait dans mes trajets... Dans mon sac... 

Qu'est-ce ça change ? 

On observe plus... 

Déformation professionnelle oblige... Ceux qui le portent correctement... Ou pas...

On espère que celà ne va pas durer surtout.. 

On s'interroge... Est-ce que l'on se fera la bise un de ces jours... 

Alors on relativise... 

On doit se protéger les uns et les autres... 

Patience et vigilance... 

Et puis on avance.... Un jour à la fois... 

La santé n'a pas de prix..." 

///

"Voici deux bons mois, notre ministre fédérale de la santé nous vendait une rassurante bonne grippe.

Plus de 8000 morts après, et après aussi le festival d'infos contradictoires sur le coronavirus et les enfants, sur l'utilité du masque,

d'abord inutile, puis obligatoire dans certains lieux mais pas partout, après la saga des masques (les masques détruits en 2016 et

que le gouvernement fédéral a oublié de remplacer, les masques annoncés mais pas livrés, les masques livrés mais non conformes,

les masques que les directeurs d'école ont dû aller chercher le dimanche matin, veille de la réouverture des écoles), après le carnage

des maisons de repos, après bien d'autres incohérences, après avoir vu s'épuiser des gens consciencieux qui ont continué l'exercice

de leur métier au péril de leur vie, malgré le mépris dont leur ministre de tutelle les afflige depuis des années, je me demande ce qui va

suivre. On nous a dit qu'il y avait un avant et qu'il y aurait un après. On nous a dit que rien ne sera plus comme avant. Et tout tend à

montrer que tout recommence comme avant : ce matin, Maggie De Block suggérait que pour contrer la pénurie des héros dont on

applaudit tous les soirs l'héroïsme et l'abnégation, on devrait recycler des chômeurs en les formant gratuitement. La grille horaire de la

formation comprendra-t-elle un module "Être des héros" ?

Pendant deux mois on a dit à ces gens qu'ils étaient formidables. Aujourd'hui on leur dit que n'importe qui peut les remplacer.

Je me méfie de l'après qu'on nous promet, et encore plus de celui qui risque de se présenter."

///

"À l’ère covid, comment vont se conjuguer les nouvelles amours ? Ça va paraître dérisoire pour certain.es, mais vraiment, comment apprivoiserons−nous ces nouvelles rencontres ? Que ferons−nous de la distance sociale et physique recommandée ? 

Est−ce que les débuts auront toujours des charmes inexprimables, comme le disait si joliment Molière ? Ou bien réinventerons−nous de nouveaux codes amoureux ? 

Est−ce qu’on arrivera encore à ressentir ces papillons au fond de notre estomac au moindre non−effleurement ? Est−ce que nos yeux deviendront le reflet de nos âmes et de nos sentiments ? Un nouveau baromètre qui remplacera la chair de poule de nos peaux jadis en fusion ? 

Ou bien ferons−nous fis des recommandations et nous laisserons−nous nous emporter par la fougue des premiers instants ? 

C’est ce qui me vient là, quand j’essaye de penser à ce nouveau monde. Comment conjurerons−nous l’amour à l’ère covid ?"

///

"Une époque où les sourires s'effacent, où les regards sont plus que ce qu'ils sont.

Une époque qui questionne et où le quotidien ne ressemble pas à celui que l'on a espéré ; à celui que l'on veut laisser.

Une époque où quand on regarde le monde, on ne voit pas la beauté des gens qui le composent.

Poser un regard sans rien dire n'est pas consentir."

///

"Masquée (ou voilée), mais pas bâillonnée !"

///

"Faut-il déconfiner le capitalisme ?

Le confinement, ou quand le néolibéralisme se la joue totalitaire, à fliquer nos comportements et nos vies privées... sans mettre les moyens en œuvre pour protéger la population ! Masques, tests, vaccins ? Tout devrait passer par le privé, mais il aura fallu plus de 2 mois pour voir un début de moyens : masques vendus dans les supermarchés, labos privés pour le dépistage, alors qu'ils ne sont pas organisés pour ce faire.

Mais surtout, circulez ! Y'a rien à voir.

Si le confinement a eu un objectif (atteint ? pas si sûr), c'est celui de nous faire taire et d'éviter l'effondrement annoncé de notre système de santé, privatisé et détruit par des décennies de coupes brutales, l'économie de milliards d'euros, la suppression de milliers de lits et l'exploitation éhontée du personnel.

Les crises économiques sont maintenant régulières, de plus en plus graves. Systémiques, elles sont inévitables dans l'économie de marché. Et sa béquille, l'état bourgeois, va nous montrer clairement son vrai visage : il est là pour nous forcer à travailler, nous écraser et consacrer l'essentiel de son budget à maintenir les bénéfices des actionnaires.

Faut-il dégager Wilmès ?"

///

"Avec le masque, j’apprends à dire moins, mais mieux.

J’apprends à taire ma langue et retrousser mes manches.

Avec mes yeux plus isolés, j’apprends à regarder ailleurs que là où on désigne nos choix.

J’apprends à sécher mes larmes sans oublier, et à lire dans le regard des autres éperdu.e.s.

Avec le silence, j’apprends à ne plus subir l’éternel refrain de celles et ceux qui composent nos avenirs.

J’apprends à écouter les mots qui se meurent en moi.

Avec ou sans le masque, quoi qu’il en soit, je tiens à vivre autrement."

 © Happy Slow People 2020