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Ne rien faire, c’est déjà faire quelque chose...



Vendredi soir, j’avais décidé de couper ma connexion et de ne rien faire. Entendez par là : me servir un verre accompagné de quelques noix de cajou, mettre un disque, me poser dans mon canapé et me laisser conquérir par le moment présent. J’ai ainsi pu m’ennuyer quelques instants avant de m’immerger dans la musique, me perdre dans la contemplation de mes chats, me laisser aller à quelques pas de danse…

Avez-vous remarqué comme il est parfois difficile aujourd’hui de ne rien faire… et encore plus, de ne rien faire sans écran à portée de mains ? Nous occupons notre esprit sans discontinuer, comme si nous avions peur de nous arrêter et de nous ennuyer.

Avant, quand je possédais encore un smartphone et la 4G, dès que je le pouvais, je le prenais pour surfer (en réalité, je l’avais souvent en main comme un prolongement de mon corps) : en attendant le bus, dans le bus, en attendant mon tour à la caisse du supermarché, en attendant une amie dans un café (et même en parlant avec dans ce même café…) Bref, je stimulais mon cerveau encore et encore, jusqu’à saturation. Cette foule d’informations en continu générait de la fatigue et parfois même, des sentiments négatifs (frustration, morosité, découragement…). Finalement, j’en ai eu marre d’être connectée et joignable à tout moment.

Ma première étape « détox » a été d’acheter un téléphone non connecté.

Avec cet achat, j’ai redécouvert l’ennui… Dans notre société, nous sommes conditionnés à penser celui-ci comme déplaisant. Pourtant, en m’ennuyant, j’ai laissé mes méninges respirer. J’ai ainsi recommencé à penser de manière plus structurée, à laisser de la place pour les idées car en réalité, lorsque notre cerveau semble être sur off, il ne s’arrête pas pour autant. Ces moments sans stimulation sont nécessaires à son fonctionnement.

Alors, accordons-nous des moments déconnectés et laissons-nous rêvasser car, après tout, ne rien faire, c’est déjà faire quelque chose.

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