FAUT-IL SE VOILER LA FACE ?

Le projet « Faut-il se voiler la face ? » est né, début mai, au cœur du confinement. Comme de nombreus.es citoyen.ne.s, je me suis interrogée sur la gestion de cette crise par notre gouvernement. Je suis passée par la colère, l’incompréhension, la peur face à une liste d’incompétences de plus en plus longue : commandes de masques non-conformes, secteur hospitalier exténué, bénévolat « forcé » des femmes couturières, réouverture confuse et complexe des écoles, abandon du secteur culturel, chaos dans les homes et les services psychiatriques, priorité à l’économie et manque total de considération pour l’humain…

Pris dans une situation inédite, ces nombreux manquements apparaissent cinglants et violents, manquements qui mettent en lumière une situation globale alarmante. Serions-nous arrivé.e.s aux limites de la politique néo-libérale de notre pays ? 

En cette fin d'année, nous sommes « reconfiné.e.s », légèrement moins mais les signes de fatigue se font sentir. Il a fallu s’adapter, apprendre à vivre masqué. Nombreux.ses acteurs.trices du monde culturel continuent à en baver, le secteur de la santé est en souffrance, les petits indépendants sont en train de crever.

 

Face à ces constats, une question persiste : faut-il se voiler la face et attendre que ça passe ou dénoncer et agir ?

Cette série de portraits et de textes est un devoir de mémoire. Elle a pour but de ne pas oublier et de rappeler qu’au-delà des priorités économiques, il y a des anonymes, femmes et hommes, citoyen.ne.s de tous les âges, de toutes les origines. Leurs visages et leurs mots nous rappellent aussi le besoin urgent de tolérance en cette période délicate.

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Les portraits

En effet, une fois masqué, nous perdons de nombreux repères de communication non-verbale.

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Les témoignages

Pour contrer cette perte de liberté, j’ai donné la possibilité aux participants de s’exprimer librement et anonymement...

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